Art Scénique et Fiel dentelle

Quand, de l'autre coté du miroir, se tanne le teint du tain…

Délire

esprit corps

Le corps, mon corps, avait prévenu, alerté,  mais mal armé, n’avait pas réussi à m’alarmer l’esprit.  Le corps avait dit : “attention, je n’en peux plus”.   Mais l’esprit se l’est joué malin, il n’a pas écouté et continué à traiter l’autre tel un corps de garde, alors qu’il en est le garde-corps.

Alors le corps à réagit. Il s’est mis au garde à vous et m’a dit : soit tu domptes l’esprit malin, soit je m’adresse au corps médical, mon parain. J’ai répondu à mon corps, que j’avais eu plus que ma ration de porcs, qu’il était donc exclu d’en rajouter en s’adressant à cette corporation. Il s’est affaissé un peu plus, pleurant de tous les pores de ma peau et ne répondit plus.

 L’esprit riait, se moquait, et surnoisement me dit : voilà que ce corps se met au point mort. J’ai tremblé, au point mort ?

J’ai cherché l’embrayage, pour enclencher une vitesse, oubliant que depuis longtemps mon corps avait choisi l’option automatique, vu le peu de bonne conduite de l’esprit. J’ai cherché le contact, le corps avait retiré toutes les clés, la faim, le désir, le plaisir, tout avait disparut. Sauf la soif, mais là, je soupçonne le corps de faire de l’auto-protection. Contrairement à l’esprit qui se croit éternel, le corps sait sa temporalité. Il à donc autorisé l’eau, comme seule essence. Privant ainsi l’esprit du sel qui fait son existence.

J’étais donc, à mon corps-défendant, devenue de mon corps dépendante…

-“Il faut éliminer les toxines” me dit le corps,

-“ça évite d’entendre trop vite le tocsin” ajouta l’esprit !

… Tiens donc ! me serais-je trompée ? ces deux là auraient donc l’esprit de corps ?

:)

novembre 11, 2009 Posté par Caly | en passant | | Un commentaire

It’s magic 6

murene_0010

Voilà ce qui arrive quand on énerve les sirènes…

Elles se transforment en murènes !

Y avait qu’à pas !  Na !

crédit photo : mon gentil dauphin :)

novembre 6, 2009 Posté par Caly | au pays de Black Fury | | 4 commentaires

la clown blanc

clown blanc

 

moi la clown blanc
sur fil de rasoir
entre sentiments
parfois contradictoires

je me fais funambule
Sans être clown triste
je balance telle pendule,
fragile, subtile…. équilibriste

Normal pour une femme
diront quelques machos
qui pourtant eux aussi rament
le gouvernail dirigeant le cerveau

 Si parfois mon maquillage
se décline en noir et blanc
j’ai l’humeur couleur coquillage
aux reflets nacrés et changeants

d’humour, de rire sur papier
je veux me faire l’Auguste
j’aime gentillement me moquer
chercher, trouver le mot juste

oser demander au pierrot gentil
de me prêter sa plume
nan, nan … sa plume j’ai dit,
faut pas demander la lune :)

et si, sous bel habit de paillette
parfois je crie, j’explose en pleurs
très vite, je préfère d’une pirouette
d’une peanuts masquer la douleur

 today je suis une colombine
qui rêve à son amour d’arlequin
*censure pour la rime en “ine”*
comprendront les petits malins

 

Ecrit il y a bien longtemps, j’ai retrouvé ce billet récemment et vu que ce blog manque de “matière” autant l’y ajouter ;)

novembre 5, 2009 Posté par Caly | Ecrits-vains | | 4 commentaires

Yess !

wave

Il y a quelques semaines, un matin d’ennui surfeur et surfant, je suis tombée sur un article parlant du nouveau produit Google : Wave…

L’article mentionnait que le géant informatique cherchait des testeurs pour tester son produit durant la phase expérimentale – jusque là c’est normal, un testeur étant par essence là pour tester ;) 

Comme je m’emmerdais sec, voir plus haut, je suis allée visiter le site en question et j’ai trouvé la page d’inscription pour testeurs prêts à tester.   N’écoutant que mon courage (et surtout la drache qui me minait le moral) j’ai commencé à remplir le bulletin de candidature, sans aucun espoir d’être élue, vu que seules 100.000 postes de testeurs-testants étaient disponnibles…

Arrive la case :  décrivez votre motivation, vos connaissances informatiques, etc pour que nous prenions votre candidature en compte….    mazette, ça semblait sérieux de chez sérieux!  

Bref, j’ai inscrit : belge, femme, +50 ans et curieuse.  J’espère que ces 4 qualités ne seront pas considérées comme tares rédibitoires additionnées.

Today j’ai reçu l’invitation à tester leur bidule.  Ca commence bien, je ne comprend rien à ce truc.  Mais vachement heureuse d’avoir, pour une fois, gagné pour de vrai à une lotterie, à moins que…  – otes moi ce doute – la sélection était totalement bidon ;)

Ceci dit si des lecteurs veulent que je leur envoie une invitation pour tester le bidule, suffit de me laisser un p’tit mot. 

(que mes trois bretons s’abstiennent, non de laisser un comment, mais de s’incrire, pour eux c’est déjà fait, l’invitation est lancée !  rires)

novembre 4, 2009 Posté par Caly | geek ? | | 6 commentaires

Nostalgie

nostalgie

Il existe près d’une plage de Flandre, entre De Haan et Ostende, une maison entre mer et dunes… J’y retourne comme en pélérinage, les soirs de coeur pas sage, voyage en pays d’absurdie, quand l’esprit se fait nostalgie…

Devant l’entrée du jardin un panneau “propriétée privée, défense d’entrer”… le vieux portail rouillé est à moitié arraché, preuve que quelques vandales sont venus souiller cet espace, qui résonnait autrefois de rires… qu’importe, cela n’a aucune importance, nul ne trouverait dans cet endroit ce que j’y retrouve moi…

Et de me faufiler entre les grilles déformées… le jardin est magnifique, la nature sauvage essaye de reprendre le dessus sur les plantations trop sages… les coquelicots et les ronces se disputent l’espace, quoi de plus beau qu’un chardon en fleur ? Contre le mur, la glycine résiste vaillament, partageant son espace avec les roses trémières qui de leurs fleurs généreuses dissimulent aux yeux des intrus les clés cachées là pour toi….

Je m’avance dans ce jardin, le sentier disparaît presque sous les herbes folles, cela ajoute un charme désuet… mes pensées sont pleines de toi… je sais qu’un jour ici tu me rejoindras…

Au bruit des vagues, à l’odeur du vent, je sens la marée montante… bientôt, tout à l’heure, j’irai sur la plage, pour écouter les vagues me parler de toi…

tantôt, bientôt…

Mais avant, m’approcher du seuil, ces quelques marches qui mènent à l’entrée… pierres bleues, dures et froides, aux angles polis par le temps… pierres douces sous le soleil, mais tellement glissantes par temps de pluie…

Juste avant d’ouvrir la porte, je me retourne… je vois le jardin, puis la barrière, et la plage qui impudique me montre son sable lisse, tel un ventre de vierge… et les vagues qui viennent mourrir dessus, sans un cri….

Mais mon regard se porte plus loin, vers la mer…

vers l’océan…

vers toi…

Caly 2004 (et toujour d’actualité ;) )

octobre 25, 2009 Posté par Caly | Ecrits-vains | | 9 commentaires

Culture d’entreprise…

strophairevertdegrisstrophariaaeruginosa

Pendant que les employés si tirent dans les lattes, manigancent et cherchent à tuer l’autre pour leur emploi garder, la nouvelle direction organise des réunions pour nous prouver (ou nous faire gober) que nous aurons le choix quant à la culture de société dans laquelle nous devrons évoluer ?

Nous prendraient pas pour des bleus ou des cons, une fois ?   (note que bleu et con  c’est pareil, t’as qu’à voir à l’UMP)

Enfin note que si la culture d’entreprise c’est pareil que celle des champignons, la sauce devrait prendre, vu le nombre de fumiers dans la boite !

octobre 24, 2009 Posté par Caly | chronique d'un stop de taf annoncé | | 7 commentaires

Trois adultes de sexe masculin

malin

 

J’ai mal, j’ai honte. Comme un vague à l’ame, un mal de vivre, un mal de lire ce genre d’actualité.

“trois adultes de sexe masculin” …   Comment peut-on nier à ce point l’Humain ?   Ce ne sont pas des Hommes, non ! Simplement des “adultes de sexe masculin” !   Justification suprême, comme font les chasseurs en montrant leurs trophées, ils se justifient :  ils n’ont pas touché aux “petits”, aux “adultes de sexe femelle”, non, dormez tranquilles bonnes gens, ce ne sont que des “adultes de sexe masculin”

Et là tu vois, toi qui me lis, je comprend soudain que j’avais tout faux.  Je croyais en l’humain, je croyais en son destin qui ne pouvait être que marche vers la lumière, vers la sagesse…  Quelle conne je fais….

Je n’ai pas pu continuer à lire les commentaires sur l’article cité.  Non j’aurais trop honte de lire des mots ignobles, j’ai des larmes pleins les yeux, des larmes de honte, de rage.  Je sais, et ne viens pas me bassiner avec ça, l’Angleterre fait pareil toute les semaines.  Oui peut-être.  Mais tu vois, la France moi je l’aime.  Je l’admirais depuis l’enfance.  Que veux tu, mon grand-père (flamand) me parlait DU Général !  Ce de Gaulle qui portait si bien son nom.  Celui qui avait refusé l’Otan.  Celui qui payait son électricité à l’Elysée.  Celui qui avait permis, par son combat, qu’il sorte d’un camp de travail. Celui qui avait contré un certain Pétain.  Celui pour qui l’honneur n’était pas un mot vain.

Et que cette France qui se targue d’être le pays des droits de l’Homme, d’avoir ouvert le siècle des lumières, d’avoir osé faire une révolution mémorable, que cette France, que j’idéalise (peut-être) laisse un de ses ministres (fut-il un traitre et un con) parler de “trois adultes de sexe masculin” en renvoyant trois Hommes Afgans dans leur pays en guerre…

ben je n’ai qu’un mot : Dégueulasse !

octobre 21, 2009 Posté par Caly | maudits maux dits... | | Pas encore de commentaires

Think out of the box !

me répète la Mimolette, man in black number one, qui prétend gérer la boite, y compris nos pensées…

outofthebox

dessin

Try to escape the norm, lui ais-je répondu !

 

 

 

octobre 12, 2009 Posté par Caly | chronique d'un stop de taf annoncé | | Pas encore de commentaires

L’oiseau-Lyre

oiseau lyre

Une clairière, un chêne centenaire, et le chant du merle noir dans la chaleur du soir…

Une fille, endormie, baignant dans les rayons du soleil couchant, allongée au pied de l’arbre sur un lit de bruyères, rêvant peut-être, à de doux mystères… à l’amour probablement…

Le merle rieur s’approche, de sa pupille étincelante détaille la belle allanguie. Le dessin pur des sourcils, la courbes des cils qui ombrent doucement les paupières closes, le nez, la pulpe des lèvres si rouges qui semblent si douces… Il admire lui si noir, la blancheur de la peau, le cou si fin, la rondeur de l’épaule, le galbe des seins… détaille le corps nu, trop pudique dans d’impudeur, offert dans le sommeil, comme en attente de réveil, cette femme… si belle….

L’oiseau, non plus moqueur, éprouve une étrange langueur, une envie, un désir, se sent homme-volant, se transforme en homme-amant.. D’un battement d’ailes, pour un battement d’elle, il va cueillir à l’orée de la clairière, une fleur dorée, une de ces merveilles éphémères qui ressemble à un bijou, qui en pays de rêves font partie des trésors les plus fous…. et doucement en caresse le visage à la peau satinée… il lui chatouille la nuque et s’enhardissant peu à peu, d’un frolement de pétale, d’une caresse florale, approche ce corps fait de nacre, tel coquillage aux couleurs irisées…

Mais la dormeuse ne réagit pas, son souffle reste calme et pur, aucun frémissement ne parcourre sa peau, elle dort, tranquille… Pourtant le merle n’a qu’un désir, voir la couleur de ses yeux, l’éclat de son regard…. mais elle dort, gracile, fragile….

Et l’oiseau de désespoir, d’un coup de bec, s’arrache une plume, la plus belle, la plus noire, la plus douce aussi… et le merle, dessine sur la belle, d’une écriture fine, tout en pleins et en déliés, les arabesques de son désir… il dessine la pluie et le vent, l’automne et le printemps, il décrit, de sa plume, les nuages et le temps… il lui parle de soleil et de rayons de lune, il lui raconte les joies et aussi l’amertume… il écrit, mais finalement c’est son chant qu’il traduit, là, sur le corps aimé….

La dormeuse s’alanguit soudain, s’offre, s’ouvre, se donne sous le plaisir des mots, un sourire illumine son visage, bien qu’elle garde les yeux clos… et le merle continue, décrit les montagnes, les ruisseaux, l’enfant de la rue, et les mondes clos, il écrit l’amour, l’amitié, la souffrance et l’errance, plus rien ne peut l’arrêter, il a le monde à ses pieds…

La belle ouvre les paupières, la plume se fige… Et l’oiseau penaud se fait timide devant ce corps humide…

Elle le regarde,calme et fière… de lui.

“tu es poète!”

“Non, je ne suis que merle…”

“Qui peut savoir où niche la poésie ?”

… silence….

“Comment t’appeles-tu ?” demande alors l’oiseau.

“Muse” répondit-elle, embrassant le merle, avant d’un soupir, d’un sourire, se transformer en oiseau-lyre, et d’un rire mèlé de larmes, encore sous le charme, prendre son envol….

Caly 06.2005

octobre 11, 2009 Posté par Caly | Ecrits-vains | | 4 commentaires

Ignoble

finlekkrotte

Dessin : Antonelli

Ce matin, j’écoute d’une oreille distraite, le débât  dans le 7/10 sur  Inter.  Faut dire qu’ils parlent encore du neveu de tonton et que moi ça commence à me gonfler grave. 

Soudain je sursaute, le “philosophe” de service, à savoir Finkelkraut, avance pour défendre Polanski que (et je cite de mémoire) :   “la victime avait déjà une vie sexuelle active, elle avait même posé nue pour des photographes”

Heu ça va la tête, philosophe de mes deux ?    Donc si je comprend bien, avoir une vie sexuelle active justifie un viol ?  Avoir posé nue aussi ?  

A non, dans ces conditions ce n’est plus un viol…

C’est vraiment immonde de réfléchir ainsi.  Enfin quand je dis “réfléchir” c’est un bien grand mot ! 

Penseur et philosophe, le Finkelkraut ?  non simplement ignoble !

octobre 9, 2009 Posté par Caly | au pays de Black Fury | | Pas encore de commentaires